Alors que notre pays s’apprête à prendre les rênes du groupe représentant les vingt plus importantes économies mondiales, le Chef de l’Etat entend s’attaquer à la réforme du système monétaire international. Un projet herculéen dont voici les enjeux mais aussi les limites.
L’étonnement laissant rapidement place à une volonté généralisée de réformer l’ordre financier mondial, les grandes puissances et leurs banques centrales ont, tour à tour, chacune de leur côté, envisagé des mesures visant à empêcher un tel scénario de se reproduire (une possible réactualisation du Glass-Steagall Act est imaginée aux Etats-Unis, la taxe Tobin refait parler d’elle en Europe, etc.). Qu’importent ces mesures, elles ont toutes la même visée : redonner aux marchés financiers leur rôle de financeur de l’économie en limitant tout ou partie de la spéculation qui y prend place.
Mais pour éviter des crises mondialisées, dans une économie globalisée, ne faudrait-il pas édicter les mêmes règles du jeu pour l’ensemble de la planète ? La question fut tranchée lors du sommet de 2009, à Londres. “Une crise globale nécessite une réponse globale” concluront les 20. La réponse paraît d’autant plus évidente quand il s’agit du système monétaire international (SMI).
Mais quel est exactement le rôle du SMI et pourquoi son fonctionnement est-il remis en question ?
Un vide juridique et financier
S’il est un symbole de la globalisation de l’économie et de la mondialisation des flux de capitaux, le SMI (qui regroupe l’ensemble des méthodes utilisées pour permettre l’échange de biens entre différentes zones monétaires) en est surtout le principal moteur. Dans un monde parfait, il n’existerait qu’une seule et même devise servant à régler les échanges entre Etats. Seulement voilà, nous vivons dans un monde où coexistent 182 unités monétaires différentes. Et c’est justement cette particularité qui donne tout son sens au système monétaire.
Une monnaie n’ayant, en effet, de pouvoir libératoire que dans le pays qui l'émet (hors marché noir et accords transfrontaliers), il est ainsi nécessaire, pour acheter un bien dans un pays étranger, de détenir des devises de ce pays. Et c’est théoriquement le SMI qui prévoit et organise cette conversion de devises.
Or aujourd’hui - et depuis les années 1970 - le SMI repose sur un vide juridique et financier : le marché des changes, une chimère financière qui brasse quotidiennement 4 000 milliards de dollars (chiffres pour avril 2010, Bank for International Settlements) ! C’est ainsi que l’équivalent de deux fois le PIB de la France change de main chaque jour dans le flou le plus total. Car le marché des changes n’a en fait ni localisation géographique spécifique ni véritable organe de contrôle. Il s’agit d’un marché de gré à gré (en anglais OTC pour Over The Counter) donc non standardisé, sur lequel n’importe quel produit financier peut être traité et inventé, la seule condition étant que l’acheteur et le vendeur s’entendent en amont de la transaction sur les termes de l’échange de devises.
“Le Dollar est notre monnaie mais c’est votre problème”
Alors pourquoi un marché si capital pour le commerce international et les politiques monétaires étatiques est-il laissé à lui-même au risque d'entraîner une volatilité excessive des devises quand une certaine stabilité serait nécessaire à la reprise économique ?
Pour comprendre la situation actuelle, il faut remonter à la fin de la seconde Guerre Mondiale, quand la Grande Dépression de 1929 et le financement de l’effort de guerre entraînèrent une dévaluation du dollar et de la livre sterling par rapport à l’or et mirent à mal le SMI de l’époque (l’étalon de change-or, basé justement sur la conversion du dollar en or et de la livre sterling en dollar).
C’est donc en 1944, avec les accords de Bretton Woods, que les 44 pays alliés décidèrent d'assurer une certaine stabilité dans le système monétaire international en élevant le dollar US au rang de devise hégémonique : la valeur du dollar sera directement indexée sur l'or (à 35 dollars l’once d’or), tandis que les autres monnaies seront indexées sur le dollar. Les réserves des Banques Centrales doivent désormais être constituées de dollars et non plus d'or ou de livres sterling : c’est au gouvernement américain de garantir la valeur du dollar. Les monnaies sont, dès lors, définies selon une parité fixe calée sur le dollar US. Les parités étant fixes, il est alors impossible de spéculer sur les monnaies.
Le nouveau SMI fonctionne très bien jusque dans les années 1960 où une nouvelle guerre (celle du Viêtnam) va le remettre en question.
En effet, les Etats-Unis - alors engagés dans un effort de guerre considérable pour venir à bout du conflit qui les opposent au Viet Cong - ont littéralement fait “fonctionner la planche à billet” pour régler leurs dépenses de guerre, sans se soucier du rôle de monnaie de réserve de leur dollar ni de leur déficit grandissant... Ce qui eut pour conséquence un excédent de dollars dans les caisses des pays occidentaux. Les accords de Bretton Woods montrèrent leurs limites quand ces pays voulurent échanger leurs dollars en or, puisque ceux-ci était alors la seule devise convertible.
Le 16 août 1971, Richard Nixon (alors Président des Etats-Unis) suspend la convertibilité du dollar en or sans consulter ses partenaires (pays occidentaux et Japon). Avec ce Diktat américain, le système mis en place à Bretton Woods est à l’agonie. C’est d’ailleurs cette même année que le Secrétaire du Trésor de l'administration Nixon, John Connaly (plus connu pour avoir été blessé dans l’attentat de Dallas qui coûta la vie au Président Kennedy), prononça cette phrase fameuse : “The Dollar is our currency and your problem” (Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème).
Devant l’urgence de la situation, le Groupe des Dix (CEE, Suède, Etats-Unis, Canada, Japon) décidèrent l’abandon de la fixité des taux de change des diverses monnaies par rapport à l’étalon dollar. Toutes les devises devinrent flottantes entre elles. Un nouveau système monétaire international dit "de change flottant" voyait donc le jour. Il est toujours en vigueur.
Le système de change flottant devint officiel le 8 janvier 1976 par la signature des accords de la Jamaïque. La spéculation sur les devises est alors possible : c’est la création du marché des changes.
Vers un nouveau Bretton Woods ?
Aujourd’hui, la situation économique mondiale n’a plus rien à voir avec celle des années 1970, et l’enjeu de la présidence française du G20 est de faire évoluer le système monétaire de change flottant actuel pour qu’il garantisse davantage de stabilité aux devises des économies touchées par la crise financière de 2007-2010. Ceci devrait permettre alors une rapide et véritable reprise économique et, “accessoirement”, de retrouver des flux de devises en rapport avec les flux de marchandises...
Nicolas Martelin
« Du logement pour tous à l’éco-logement : quelle politique du logement face aux enjeux du XXI ème siècle ? »
Salle Colbert – Assemblée nationale - Paris
Pré-programme
9h00 : Accueil
9h15 : Ouverture par Monsieur Adrien BEDOSSA, Président de la Commission des Affaires sociales.
9h30-10h30 : 1ère table ronde : Se loger quand on est jeune :
Présidée par : Monsieur Antoine MOUGENOT, Vice-Président des Jeunes Radicaux
Avec :
- Monsieur Jean-Paul ANCIAUX, Député de Saône-et-Loire, membre de la commission des affaires économiques. Rapporteur pour avis dans le cadre du projet de loi de finances pour 2007, intitulé Recherche et Enseignement Supérieur – Formations Supérieures et Recherche Universitaire ; Vie Etudiante. (sous réserve).
- Monsieur Pierre CARLI, Président du Directoire Logement Français, président de l’AORIF. (sous réserve).
- Madame Cécile COINTERAU, Directrice général du gestionnaire de logements ARPEJ, ou Daniel VITRY, directeur de la mission "Universités" de la Caisse des Dépôts et Consignations et ancien
directeur général du CNOUS. (sous réserve).
- Monsieur Patrick QUINQUETON, Président de l’UNHAL– Union Nationale pour l’Habitat des Jeunes.
10h30-10h50 : Débat avec la salle.
11h00-12h00 : 2émetable ronde : Logement : entre urgence sociale et urgence écologique ? :
Présidée par : Monsieur Joël THIERY, Président de la Commission des Affaires Sociales du Parti Radical
Avec :
- Monsieur François SCELLIER, Député du Val-d’Oise, membre de la commission des finances, rapporteur spécial au nom de la commission des finances: Ville et Logement : Logement.
- Monsieur Frédéric GENIN, architecte, membre du Conseil de l’Ordre des Architectes de Monaco en tant que Conseiller.
- Monsieur Yves JEGO, Député de Seine-et-Marne, Membre de la commission des affaires sociales, Maire de Montereau-Fault- Yonne. (sous réserve).
- Monsieur Jean-Luc BERHO, vice-président – Union d’Economie Sociale pour le Logement, depuis 2002 : administrateur Association Foncière Logement. Depuis 2006 : président - GRL (Garantie des Risques Locatifs).
12h00-12h30 : Débat avec la salle.
12h30-13h00 : Clôture par Monsieur Benoist APPARU, Secrétaire d'Etat, chargé du Logement et de l'Urbanisme (sous réserve).
Renseignements: antoine.mougenot@jeunesradicaux.net
Jean-Louis Borloo : «C'est une première étape»
Propos recueillis par Marielle Court
«Sans l'action conjointe d'Angela Merkel, de Gordon Brown et de Nicolas Sarkozy, il n'y aurait pas eu un accord de Copenhague», assure Jean-Louis Borloo. Crédits photo : Le Figaro
Pour le ministre de l'Écologie, les règles de l'unanimité imposées par l'ONU sont trop contraignantes pour arriver à un accord.
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, a bataillé durant quinze jours à Copenhague pour obtenir un accord. Après deux nuits blanches et un peu de repos, il livre ses réflexions.
LE FIGARO. - Doit-on parler d' un échec de Copenhague ?
Jean-Louis BORLOO. - Ce n'est pas un succès, c'est une étape difficile et importante. Il y a un incroyable décalage entre les convictions affichées, la prise de conscience, les décisions françaises et européennes, et la réalité du reste du monde.
C'est-à-dire ?
La France vit dans une union sacrée, grâce au Grenelle environnement, qui lui a permis de faire un chemin considérable. Copenhague, en revanche, n'a pas été un Grenelle mondial. C'est cela qui crée en fait notre déception.
On mesure d'ailleurs à l'aune de ce qui s'est passé à Copenhague à quel point l'accord européen sur le climat adopté en décembre dernier a été une performance.
On trouve des pays pour qui se mettre autour de la table de négociations représente une énorme contrainte. Le mandat de Lula, c'est de nourrir sa population. Celui de la Chine ou de l'Inde, c'est de réduire le nombre d'habitants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté et qui se comptent par centaine de millions.
Pour nous, c'était le rendez-vous de l'espoir pour ces pays, le rendez-vous de la difficulté.
Quelles sont les avancées du texte ?
On entre dans un processus de construction commune. Désormais, la Chine, les États-Unis, l'Inde, l'Afrique, le Brésil et, bien sûr, l'Europe sont assis autour de la même table. C'est très important. Il faut bien se rappeler qu'un processus comme celui de Kyoto a mis treize ans pour aboutir.
Il y a par ailleurs des engagements financiers importants : à court terme, d'ici 2012, 10 milliards de dollars par an ont été actés. Ils sont destinés prioritairement aux pays les plus vulnérables, ce qui était une revendication française forte et qui représente pour eux un atout de développement majeur. À long terme, engagement est pris de monter en puissance, de telle façon qu'il y ait 100 milliards par an en 2020. C'est une première étape.
Est-on arrivé au bout d'un processus de négociation dans le cadre de l'ONU ?
Après deux ans de discussions intenses, les négociateurs de l'ONU n'ont pas réussi à produire un seul texte. Ou, tout du moins, ceux qu'ils ont produits étaient criblés de mots entre parenthèses demandant à être confirmés ou infirmés. On ne peut plus fonctionner avec un système d'unanimité qui impose un vote positif de 193 pays en même temps. On ne peut pas fonctionner avec un système d'unanimité, avec des intérêts aussi divergents qu'entre pays pétroliers et non pétroliers, qu'entre petits et grands pays.
Maintenant, que va-t-il se passer ?
Le document qui a été validé à Copenhague vaut accord opérationnel pour que la Conférence climat applique les engagements. Mais, surtout, il y a des engagements multilatéraux. En matière de financement, par exemple, on peut parfaitement décider de la création d'un fonds géré paritairement entre les financeurs et les bénéficiaires s'appuyant sur la législation financière internationale. On n'a pas besoin d'attendre un traité de l'ONU. Je suis bien sûr favorable à ce que ce processus de négociations aboutisse à un traité, mais, s'il y a les mêmes règles qu'à Copenhague, la prochaine conférence, prévue à Mexico, sera confrontée aux mêmes difficultés en décembre prochain.
L'Europe ne ressort-elle pas cabossée de cette négociation qui a vu s'affronter les deux géants du monde que sont la Chine et les États-Unis ?
L'Europe a été très présente. Sans l'action conjointe d'Angela Merkel, de Gordon Brown et de Nicolas Sarkozy, il n'y aurait pas eu un accord de Copenhague.
L'Europe, qui s'était engagée à passer à 30 % de réduction de gaz à effet de serre en cas d'accord satisfaisant, n'a pas l'air de vouloir en prendre la voie…
Nous espérons que ce sera la position commune de l'Europe. La France, en tout cas, s'y est engagée. Le président de la République l'a annoncé. Nous avons fait nos calculs et nous savons que nous pouvons le réaliser.
Borloo pour une "société à responsabilité sociale et écologique"
(AFP) – 29 novembre
PARIS — Le président du Parti radical et ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a souhaité dimanche, devant les militants de son parti réunis en congrès à Paris, entrer "dans une société à responsabilité sociale et écologique".
Clôturant le 110e congrès du Parti radical, partenaire de la majorité présidentielle, en présence notamment du secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand et des présidents des groupes UMP à l'Assemblée et au Sénat, Jean-François Copé et Gérard Longuet, Jean-Louis Borloo a consacré l'essentiel de son discours à la prochaine conférence de Copenhague sur le climat, qu'il a qualifiée d'"opportunité formidable de changer le monde".
La crise, a-t-il dit, ce n'est pas seulement une crise financière, "c'est le début de la mutation". "Au fond, Copenhague, c'est Pittsburgh 2", a-t-il poursuivi, en référence au sommet du G20 qui s'était réuni en septembre pour jeter les bases d'une nouvelle gouvernance économique et financière.
Evoquant longuement la préparation du sommet de Copenhague - de la recherche d'un accord entre pays européens en décembre 2008 au déplacement du président Nicolas Sarkozy au Brésil ou de sa propre visite-éclair à Pékin - le ministre de l'Ecologie a déclaré avoir ainsi "compris que c'était une opportunité formidable de changer le monde".
"Le XXe siècle, c'était une société anonyme", a estimé M. Borloo. "Il faut dissoudre cette société anonyme pour rentrer dans une société à responsabilité sociale et écologique" et pour créer "ce nouveau monde, il va falloir qu'on ait de l'imagination", a-t-il ajouté.
Réélu le 16 novembre à la tête du plus vieux parti de France, fondé en 1901, le ministre d'Etat, également vice-président de l'UMP, a par ailleurs jugé que sa formation politique "(pouvait) être fière d'être dans cette majorité" et qu'elle serait "là de manière extrêmement présente" dans la campagne des régionales.
Auparavant, le numéro un de l'UMP Xavier Bertrand avait assuré les militants du parti radical qu'il "(avait) besoin" d'eux. "Nous ne nous arrêterons pas là pour la représentation du parti radical sur les listes" pour les régionales, leur a-t-il promis.
Pour l'instant, le parti radical compte une tête de liste régionale, Laurent Hénart en Lorraine qui conduira aussi la liste en Meurthe-et-Moselle, et quatre autres têtes de liste départementales.
Au cours de son congrès, réuni depuis samedi à Paris, le parti radical a adopté une résolution sur les collectivités locales dans laquelle il "émet de profondes réserves sur le mode de scrutin envisagé" pour la désignation des futurs conseillers territoriaux, souhaitant qu'une "plus grande place soit donnée" à la proportionnelle.
Il a aussi décidé l'élaboration dans les prochains 18 mois d'un nouveau "Manifeste radical" s'appuyant sur une consultation "la plus large possible" des militants et instances du parti. Un Congrès extraordinaire, convoqué en 2011, devra ensuite se prononcer notamment sur les conditions de la participation du parti au scrutin présidentiel de 2012.
Responsable départementale: Annabelle Ferry
Responsable départementale adjointe: Delphine Lejeune
Permanence du Parti Radical de Meurthe & Mose





